Restaurer 500 000 hectares de terres d’ici 2030, une nécessité
Au Bénin, la dégradation accélérée des sols et la régression des surfaces forestières représentent des menaces sérieuses pour les conditions de vie et la sécurité alimentaire des populations. Face à cette situation critique, l’État béninois a lancé le Projet Intégré de Restauration et d’Amélioration de la Valeur des Terres et des Écosystèmes Forestiers Dégradés (PIRVaTEFoD-Bénin), financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). Ce projet ambitieux vise à restaurer 500 000 hectares de terres d’ici 2030. Une phase pilote est déjà en cours depuis 2024, déployée dans huit communes à travers le pays.
Pour garantir la réussite de ce projet phare, la Direction générale des eaux et forêts a initié une série de consultations et de formations auprès des acteurs locaux, y compris les élus, les administrations communales, les organisations de la société civile et les producteurs. Ces initiatives portent sur la gestion durable des terres et des forêts ainsi que l’adaptation au changement climatique. En octobre 2025, une campagne de sensibilisation intensifiée a touché les 12 communes des départements du Mono et du Couffo, afin d’atteindre un large public et renforcer l’impact de l’action gouvernementale.
Le tableau sur le terrain est alarmant : les villes sont submergées par les déchets, les sites d’extraction de sable se multiplient, et le déboisement s’effectue de manière incontrôlée. La commune de Klouékanmè, tout comme d’autres, souffre de sols appauvris, une réalité confirmée par le premier adjoint au maire, qui reconnaît les efforts déployés par le gouvernement.
Les causes principales de cette dégradation des sols sont d’abord d’origine humaine, comme l’ont souligné les participants aux formations. Parmi les facteurs observés figurent le compactage et l’appauvrissement des sols, la mauvaise structure des sols, un drainage défaillant, ainsi que la salinisation et l’acidification, qui aggravent le phénomène.
Pour faire face à ces enjeux, les acteurs impliqués dans la lutte contre la dégradation des sols ont salué les formations et les séances de sensibilisation, qui ont permis de diffuser des techniques innovantes de régénération. Parmi celles-ci, on retrouve des pratiques telles que la gestion de la biomasse et des nutriments, le paillage, le compostage, l’agroforesterie, ainsi que la valorisation des déchets et l’utilisation de jachères enrichies.
Des stratégies de gestion durable telles que l’agriculture de conservation, la fertilisation de précision, le boisement, ainsi que la lutte contre la pollution ont été mises en avant comme des solutions essentielles pour contrer les effets dévastateurs de la dégradation des sols, avant qu’il ne soit trop tard.
Cette mobilisation collective pour restaurer les écosystèmes forestiers du Bénin incarne un espoir pour un avenir plus résilient face aux défis environnementaux et sociaux actuels.
Réalisé par LA SIRENE TV


