JUSTICE

Dossier truqué, plaintes étouffées: Sa Majesté Noutchéwè Ahantoun Dajan Akaba à Talon : « La justice se retourne contre les victimes »

« Chaque fois que je relance le dossier du meurtre, mes adversaires manœuvrent pour faire surgir un nouveau dossier contre moi, monté de toutes pièces. C’est un piège judiciaire », affirme-t-elle.

Un appel au secours, un cri de vérité, un parfum de scandale judiciaire. La Reine Mère du Royaume de Danxomè, Sa Majesté Noutchéwè Ahantoun Dajan Akaba, dénonce publiquement un complot judiciaire orchestré contre elle et réclame l’intervention personnelle du Chef de l’État, Patrice Talon, face à ce qu’elle qualifie de persécution systématique et de tentative d’étouffement de la justice autour de dossiers criminels non élucidés.
Un harcèlement qui dure depuis 2019
Tout commence en février 2019. Des tensions familiales virent rapidement au cauchemar : agressions, violences, menaces de mort, et surtout, l’assassinat brutal de son cousin Anicet Dagba, abattu dans des circonstances suspectes. Son corps, à ce jour, reste toujours à la morgue d’Abomey-Calavi. Malgré plusieurs plaintes déposées, le dossier reste sans suite réelle, selon la Reine.
« Chaque fois que je relance le dossier du meurtre, mes adversaires manœuvrent pour faire surgir un nouveau dossier contre moi, monté de toutes pièces. C’est un piège judiciaire », affirme-t-elle.
Parmi les personnes citées, figurerait un ex-officier de la gendarmerie nationale à la retraite, est nommément accusé d’être au cœur de ce système de déstabilisation, en complicité avec Symphorose A., sa sœur défunte. Elle l’accuse d’avoir introduit la division et la violence au sein de leur famille.
Des plaintes étouffées, des dossiers recyclés
Le point culminant de cette affaire est la réapparition soudaine d’un dossier judiciaire pourtant vidé en première instance et confirmé en appel. Ce dossier de « vol, voies de fait et violences », remporté par la Reine Mère, a mystérieusement refait surface sous un nouveau numéro / CAB3) par un autre juge d’instruction.
« C’est une reprise illégale. On veut manifestement relancer un faux dossier pour me museler, pendant que le vrai dossier, celui de l’assassinat d’Anicet, dort au tribunal », dénonce-t-elle.
Elle affirme avoir saisi le Président de la République, le Ministre de la Justice, l’Inspection Générale des Services Judiciaires, mais en vain. Pendant ce temps, les intimidations continuent. Deux avocats qui ont défendu ses intérêts sont aujourd’hui décédés, et elle dit craindre pour sa vie.
Une Reine Mère à bout
Dans une lettre officielle adressée au Ministre de la Justice, Sa Majesté Noutchéwè Ahantoun Dajan Akaba joint une série de documents accablants : certificats médicaux, dénonciations, plaintes non traitées, courriers aux autorités, procès-verbaux, preuves d’agressions, acte de décès de sa sœur… Un dossier lourd qui, selon elle, ne cesse d’être bafoué par des intérêts occultes au sein du système judiciaire.
« Je me suis toujours sacrifiée pour ma sœur, pour ma famille, pour ce pays. Je veux simplement la paix, mais on me pousse à bout. Je crains que leur plan soit ma mort. »
Elle ajoute que le jugement d’un dossier de tutelle prévu pour le 24 juillet prochain pourrait être détourné pour porter un nouveau coup à sa liberté.
« J’ai confiance en la justice de mon pays. Le procureur actuel et le juge en charge sont compétents et respectés. Mais des mains invisibles tentent d’influencer le cours des choses. Il faut que cela cesse », martèle-t-elle.
Un appel au Président Talon
Fatiguée moralement, affaiblie physiquement, et financièrement drainée par des années de procédures judiciaires, la Reine Mère lance un SOS direct au Président Talon :
« Je supplie le Chef de l’État, garant de nos institutions, d’intervenir. Mon honneur, ma vie, ma liberté, et la vérité sur un crime reposent entre les mains de la justice. Je demande juste que la lumière soit faite. »
Ce cri d’alarme, lancé par une voix royale, interpelle toute la République. Au-delà du symbole que représente la Reine Mère dans le tissu culturel et traditionnel du Bénin, cette affaire soulève des questions graves sur la capacité de notre système judiciaire à protéger ses citoyens les plus vulnérables contre les abus de pouvoir et les dérives interne

B E

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