Communales 2026 : recours à la Cour suprême UP-R et BR dénoncent des irrégularités
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Au lendemain de la proclamation officielle des résultats des élections communales du 11 janvier 2026, intervenue le mardi 27 janvier, plusieurs candidats de l’Union progressiste le Renouveau (UP-R) et du Bloc républicain (BR) ont saisi la Cour suprême pour contester les chiffres publiés par la Commission électorale nationale autonome (CENA).
Les recours, déposés dans les heures ayant suivi la publication, portent essentiellement sur la centralisation des résultats dans des communes jugées stratégiques, notamment Akpro-Missérété, Porto-Novo, Zè, Allada et Lokossa. Les requérants évoquent des irrégularités présumées après le dépouillement public dans plusieurs bureaux de vote.
Selon La Nation, quotidien du service public, à Akpro-Missérété, les procès-verbaux issus des bureaux de vote attribuaient cinq sièges à l’UP-R contre trois au BR. La proclamation finale aurait toutefois inversé cette tendance, ce que les plaignants qualifient de « falsification flagrante ». À Zè, dans l’arrondissement de Hèkanmè, le dépouillement public donnait l’avantage à l’UP-R, alors que les résultats officiels publiés indiquent le contraire.
Des écarts similaires sont également signalés à Porto-Novo, Allada et Lokossa, où les résultats affichés localement divergeraient des totaux nationaux annoncés par la CENA.
La Cour suprême, arbitre du contentieux
Lors de la proclamation des résultats le 27 janvier, le président de la Cena avait appelé les acteurs politiques à privilégier les voies juridictionnelles. Conformément à l’article 110 de la loi modifiant le code électoral, la Cour suprême détient l’exclusivité du contentieux des élections communales. Elle dispose d’un délai de six mois pour statuer, avec la possibilité d’annuler une élection, de corriger un procès-verbal ou de proclamer le vainqueur légitime, conformément à l’article 108.
Toutefois, les recours ne sont pas suspensifs (article 106) : les maires et conseillers élus entrent en fonction, évitant ainsi tout vide administratif.
Dans ce duel bipartite entre l’UP-R et le BR, la Cour suprême apparaît comme l’ultime arbitre. Reste à savoir si ces recours pourraient rebattre les cartes dans les communes concernées. Au-delà des sièges en jeu, c’est aussi la crédibilité du processus électoral qui se trouve au centre des attentes, alors que les audiences à venir sont très suivies par l’opinion publique.
LA SIRENE TV
