Le Conseil économique et social (CES) a ouvert, ce lundi 3 novembre 2025, sa cinquième session extraordinaire de l’année. Une rencontre placée sous le signe du dialogue, de la performance et de la consolidation des acquis, dans un contexte politique et social marqué par de grands défis nationaux.
Huit mois après le lancement de son programme d’activités 2025, l’institution dirigée par Conrad Gbaguidi dresse le bilan des travaux réalisés et se penche sur la finalisation de plusieurs chantiers majeurs. « Cette cinquième session sera l’occasion de faire le point sur ce qui a été accompli et de finaliser certains travaux déjà entamés », a indiqué le président du CES, insistant sur la continuité des efforts déployés depuis le début de l’année.
Des travaux denses au menu
Le Conseil abordera plusieurs points essentiels, dont :
L’examen du rapport sur le projet de loi de finances, exercice 2026, qui sera transmis au Chef de l’État pour avis consultatif ;
L’adoption du rapport de synthèse sur les lois relatives aux infractions commises à raison du sexe et à la santé sexuelle et reproductive ;
La validation des rapports des conseils départementaux issus de la troisième session extraordinaire ;
Une communication du ministre de la Décentralisation sur la gestion des conflits agropastoraux par les comités de concertation pour la cohésion sociale.
Quatre nouvelles autosaisines
Fidèle à sa mission de veille économique et sociale, le CES explore quatre nouveaux axes de réflexion :
1. L’impact des interventions des partenaires techniques et financiers sur le développement du Bénin ;
2. La consommation d’alcool frelaté, ses causes et les stratégies de lutte ;
3. La réforme des modèles coopératifs agricoles pour plus de compétitivité et d’inclusivité ;
4. Le renforcement des coopératives artisanales pour stimuler la performance économique et la résilience du secteur.
Un appel à la cohésion et au dialogue social
Conrad Gbaguidi a réaffirmé la nécessité du dialogue dans une période électorale sensible.
« Nous devons être la voie de la raison et de la concertation, là où s’expriment parfois la divergence et la tension », a-t-il souligné, avant d’appeler à la préservation de la stabilité nationale.
Le président du CES a également insisté sur la mobilisation collective pour bâtir un développement durable et équilibré.
Après huit mois d’activité, le CES s’impose comme une institution plus visible et plus impactante, fidèle à son rôle de conseil, de dialogue et de proposition au service de la Nation.
Paterne ZOLA / LA SIRENE TV


