Le gouvernement béninois a réagi pour la première fois aux accusations du parti Les Démocrates, qui le soupçonne d’ingérence dans la crise interne secouant la formation dirigée par Boni Yayi.
Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 17 octobre 2025 au siège du centre Africaho à Fidjrossè (Cotonou), le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a fermement rejeté toute responsabilité du régime dans la rétraction du député-parrain Michel François Oloutoyé SODJINOU.
Ce dernier a récemment annulé sa fiche de parrainage, privant ainsi son parti de la possibilité de valider la candidature de son duo à la présidentielle prévue pour le 12 avril 2026.
“Le gouvernement n’a rien à voir dans cette affaire”
Face aux journalistes, Wilfried Léandre Houngbédji a tenu à clarifier la position de l’exécutif.
« C’est une question de gouvernance interne. Le gouvernement n’a rien à y voir », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général adjoint du gouvernement a estimé qu’il est injuste de faire porter la responsabilité de cette crise à l’État, invitant le parti d’opposition à régler ses différends en interne.
« Ce n’est pas au gouvernement qu’il faut s’en prendre », a-t-il ajouté, appelant Les Démocrates à “dépasser leurs différences” pour préserver leur cohésion.
“L’opposition moins efficace dans la gestion des contradictions”
Poursuivant ses propos, Wilfried Léandre Houngbédji a fait remarquer que la mouvance présidentielle aurait su mieux gérer ses désaccords internes que ses adversaires.
« Il faut reconnaître ses torts. Le parti Les Démocrates a été moins efficace que la mouvance dans la gestion de ses contradictions internes », a-t-il souligné.
Cette sortie constitue la première réaction officielle du gouvernement depuis l’éclatement de cette affaire, qui continue de fragiliser le principal parti de l’opposition.
À quelques heures de la date limite de dépôt des parrainages, l’avenir politique du parti Les Démocrates reste incertain. En cas d’échec à compléter son dossier avant ce vendredi, la formation dirigée par Boni Yayi pourrait être exclue de la course à la présidentielle du 12 avril 2026.
Paterne ZOLA / LA SIRENE TV


