vlcsnap 2025 11 25 16h00m10s593 min

Festival Bohicon 25 : Un symposium inédit pour comprendre, prévenir et protéger

Violences faites aux hommes : la culture au service d’un débat longtemps oublié

Le Festival BOHICON 25, grande fête artistique et culturelle du Zou, a offert ce lundi 24 novembre 2025 un moment d’échanges particulièrement inédit. À l’hôtel Miracle de Bohicon, autorités traditionnelles, artistes, experts et citoyens se sont réunis autour d’un sujet rarement mis en lumière : “Stop aux violences faites aux hommes”. Une initiative portée par l’humoriste Pierre Zinko, alias Éléphant Mouillé, qui souhaite briser un tabou profondément ancré dans la société béninoise.

Un thème sensible, une salle attentive

Dès l’ouverture, Éléphant Mouillé a rappelé la nécessité de créer des espaces où les hommes peuvent exprimer leurs souffrances sans honte ni jugement. Pour lui, certains vivent des violences quotidiennes qu’ils taisent par peur d’être incompris, ridiculisés ou stigmatisés.

Les discussions ont permis de mettre en lumière des violences souvent méconnues ou minimisées :

  • violences psychologiques,
  • violences économiques,
  • humiliations et manipulations,
  • violences physiques ou sexuelles,
  • dénigrement et pressions sociales.

Autant de formes de maltraitance qui touchent des hommes de tous âges et de toutes conditions.

La voix forte de la tradition : trois interventions de la Reine Mère

Moment-phare de la rencontre : les différentes prises de parole de Sa Majesté la Reine Mère Ahantoun Dajan Akaba du Royaume de Danxomè, invitée d’honneur du symposium.

Elle a ouvert son message en soulignant que la stabilité d’une société repose sur la protection de chacun de ses membres, sans distinction de genre. Selon elle, beaucoup d’hommes souffrent en silence, prisonniers d’une image de force imposée par les normes sociales.

La Reine Mère a ensuite détaillé les réalités vécues par de nombreux hommes : humiliations quotidiennes, pressions psychologiques, violences conjugales cachées, ruptures forcées, voire abandon familial.

Des violences “bien réelles mais invisibles”, dit-elle, parce qu’elles se déroulent “derrière des murs ou derrière des sourires forcés”.

Enfin, elle a rappelé une vérité fondamentale : la violence n’a pas de genre.

Elle ne se justifie ni par le rôle social, ni par les traditions, ni par les émotions.

Elle a appelé à créer un environnement où tout homme victime peut parler librement, être écouté, accompagné et protégé, sans honte ni stigmatisation.

Les sages et experts élargissent le débat

Plusieurs sages et personnalités du monde culturel et social ont évoqué les nouvelles sources de violences dans les couples :

  • l’influence néfaste des réseaux sociaux,
  • les ingérences familiales,
  • les malentendus non résolus,
  • la pression de la modernité,
  • le manque de communication entre partenaires.

Autant de facteurs qui alimentent les conflits et fragilisent les équilibres familiaux.

Le public interpelle, la Reine Mère répond

La fin du symposium a été marquée par les préoccupations du public.

Des questions sur les solutions sociales, la place de la tradition, l’éducation des jeunes couples, ou encore les mécanismes de médiation ont été posées.

La Reine Mère a répondu avec précision et engagement, rappelant que la prévention passe d’abord par la parole, l’écoute et l’éducation.

Un message fort pour le Festival BOHICON 25

À travers cette rencontre, le festival a montré qu’il n’est pas qu’un espace de divertissement : c’est aussi un lieu de réflexion collective.

Le message final est clair :

Un progrès social durable ne peut se construire que dans la justice et l’équilibre.

Protéger l’homme, la femme et l’enfant, c’est protéger la famille.

Un symposium inédit qui restera comme l’un des moments forts de l’édition 2025 du Festival Bohicon.

Paterne ZOLA / LA SIRENE TV

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!
Retour en haut