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Assemblée nationale : Ouverture solennelle de la session budgétaire 2025

Louis Vlavonou appelle à la responsabilité et à la préservation de la paix nationale

‎L’Assemblée nationale du Bénin a officiellement ouvert, le vendredi 31 octobre 2025, les travaux de sa seconde session ordinaire de l’année, communément appelée session budgétaire. Cette rentrée parlementaire, la dernière de la 9ᵉ législature avant les élections générales de 2026, s’est tenue sous la présidence de Louis Gbehounou Vlavonou, avec la participation exceptionnelle du président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, invité d’honneur.

‎Un quorum de 84 députés sur les 109 que compte l’institution a permis le lancement officiel des travaux, en conformité avec les articles 85 et 87 de la Constitution. Dans une atmosphère à la fois solennelle et empreinte de gravité politique, le président Louis Vlavonou a invité les élus à une posture de responsabilité, de tolérance et de patriotisme dans le contexte électoral particulièrement sensible que traverse le pays.

‎« La démocratie n’est pas seulement une compétition pour le pouvoir, elle est aussi et surtout un espace de dialogue, de respect mutuel et de foi en la République », a déclaré le président du Parlement.

‎Faisant allusion aux tensions suscitées par la participation de certaines formations politiques à la présidentielle de 2026, Louis Vlavonou a exhorté les parlementaires à « garder la tête froide et le cœur grandement ouvert », rappelant que la paix et la stabilité institutionnelle demeurent le socle du progrès démocratique.

‎Une tribune d’intégration africaine

‎Profitant de la présence de son homologue sénégalais, Louis Vlavonou a élargi la réflexion à l’échelle continentale en appelant à repenser l’intégration africaine. Il a rappelé les fondements historiques de cette ambition, évoquant les figures emblématiques de Léopold Sédar Senghor, Kwame Nkrumah, Modibo Keita et la création de la Fédération du Mali, à laquelle le Dahomey (actuel Bénin) prit part.

‎« L’intégration africaine doit être une œuvre collective, portée par les peuples et non seulement par les élites politiques », a-t-il martelé, en référence au concept d’« intégration par le haut ».

‎Le président de l’Assemblée a également souligné la symbolique unificatrice entre l’île de Gorée (Sénégal) et la ville de Ouidah (Bénin), deux lieux historiques liés par la mémoire de la traite négrière et l’héritage du panafricanisme.

‎Cette ouverture de session, marquée par un appel au sursaut patriotique et à la renaissance du panafricanisme constructif, met ainsi en lumière les enjeux institutionnels, économiques et identitaires qui guideront les débats parlementaires des semaines à venir.

‎LA SIRENE TV

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